Les assiettes servies aux enfants dépassent trop souvent leurs besoins énergétiques. Pour prévenir le surpoids et l’obésité, mieux vaut adapter la quantité à l’appétit du petit. Et varier les menus !

A tout âge, nous avons tendance à finir notre assiette voir à nous resservir, sans forcément avoir besoin de toutes ces calories. Qu’en est-il des enfants ?

Pour le savoir, l’équipe des Prs Barbara Rolls et Helen A. Guthrie* ont observé pendant 5 jours, les repas de 46 petits âgés de 3 à 5 ans. Au début, des portions normales étaient servies. Puis dans un second temps les rations augmentaient de 50%. « Par exemple, l’assiette comprenait non pas 4 nuggets mais 6. »

Pendant toute l’étude, les enfants étaient autorisés à manger ce qu’ils voulaient. A chaque fin de repas, les scientifiques relevaient la quantité de restes. Autres données recueillies, les dépenses énergétiques, la taille et le poids de chaque enfant.

Résultat, « en servant de grandes portions, la consommation d’aliments augmente de 16% comparée à la plus portion classique, ce qui représente 18% de calories supplémentaires ». Ces chiffres confirment le fait que les jeunes enfants ne résistent pas devant une assiette remplie, même si la portion dépasse largement leur appétit.

Des astuces dans l’assiette

Bien doser les calories journalières et équilibrer le contenu de l’assiette limite le risque de surpoids. Certes, « il est difficile de mettre au point une portion standard adaptée à chaque enfant », explique le Pr Anita Smether, doctorante en sciences nutritionnelles. En effet, « les besoins caloriques de chacun varient en fonction de la taille, du poids et du niveau d’activité ».

Mais il est possible de veiller aux quantités servies en fonction des aliments : « une grosse portion de fruits et de légumes (qui doivent remplir la moitié de l’assiette), et une petite quantité de nourriture plus riche. » Autre option pour inciter à manger sain, « commencer le repas par des légumes » sans rien d’autre à table. Comme le rappellent les Prs Rolls et Guthrie, « Non tentés par d’autres aliments (chips, bonbons…), les enfants auront tendance à goûter plus facilement ce qui leur est proposé. » Vous pouvez aussi proposer des légumes (rondelles de carottes, morceaux de concombres) sous forme d’en-cas.

En les habituant dès le plus jeune âge à écouter leur appétit, les enfants seront plus à même de mettre en place « le processus de self-régulation qui dysfonctionne chez de nombreux adultes ».

A noter : en France, 1 enfant sur 6 est en surpoids.

*Laboratory for the Study of Human Ingestive Behavior, Pennsylvanie

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