poulet-saladeokPas de sel, de sodium, de protéines, de potassium ni de phosphore… Les insuffisants rénaux chroniques sont soumis à un régime alimentaire strict. Pour diminuer leur risque de mortalité prématurée, une équipe internationale leur préconise également de miser sur une alimentation équilibrée plutôt que sur des compléments alimentaires. 

Sept études passées au crible par deux équipes : le Dr Giovanni Strippoli, ses collègues de l’Université de Bari (Italie) associée à des confrères de Gold Coast (Australie) se sont penchés sur l’alimentation de plus de 15 000 patients souffrant de maladie rénale.

A l’issue de ce travail, les auteurs insistent sur l’importance d’une alimentation saine et équilibrée, pour diminuer le risque de mortalité prématurée. Et ce, dans des proportions variant de 20% à 30%. Au menu donc : des fruits, certains légumes, du poisson et des céréales complètes à volonté. En plus donc des préconisations limitant notamment la consommation de sel, de sodium, de potassium (présent dans les oranges, les bananes, les carottes…) et encore de phosphore. Autrement dit, si vous êtes concerné, modérez aussi votre consommation de volailles, lentilles et autres sodas. Et à la moindre question, interrogez votre médecin traitant.

Rappelons qu’en France, un adulte sur dix présente un dysfonctionnement du rein, ce qui représente environ 3 millions de patients. Fin 2014, près de 80 000 personnes étaient traitées pour une insuffisance rénale chronique terminale, 56% l’étaient par dialyse et 44% étaient porteuses d’un greffon rénal.

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