Les nouveau-nés prématurés ou malades ont besoin de soins spécifiques. Or dans le monde, l’accès à ceux-ci sont loin d’être suffisants. Un rapport conjoint de l’Unicef et de l’OMS dénonce une situation qui entraîne des morts pourtant évitables.

« Dans le monde, près de 30 millions de nourrissons naissent trop tôt, trop petits ou tombent malades, et ont besoin de soins spécialisés pour survivre », révèle un nouveau rapport publié par une coalition mondiale à laquelle appartiennent l’Unicef et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). En l’absence de traitement spécialisé « de nombreux nouveau-nés à risque ne survivront pas après leur premier mois de vie », révèle le rapport intitulé Survive and Thrive: Transforming care for every small and sick newborn*. En 2017 déjà, quelque 2,5 millions de nouveau‑nés sont décédés, principalement de causes évitables.

Dans le détail, « les nouveau-nés les plus exposés au risque de décès et de handicap sont ceux qui présentent des complications de la prématurité, des lésions cérébrales survenues pendant l’accouchement, une infection bactérienne sévère ou une jaunisse, ou encore des affections congénitales ».

Même s’ils survivent, ces nourrissons sont atteints de maladies chroniques ou présentent un retard de développement. D’autant que le fardeau financier et psychologique qui pèse sur leurs familles peut entraver leur développement cognitif, linguistique et émotionnel.

Peau à peau, réanimation, hygiène hospitalière…

Pourtant, « près de 68% des décès de nouveau-nés pourraient être évités d’ici à 2030 grâce à un ensemble de mesures simples telles que l’allaitement exclusif, le contact peau à peau entre la mère (ou le père) et l’enfant, les médicaments et les équipements essentiels, et l’accès à des établissements de santé propres et bien équipés dotés d’agents de santé qualifiés », soulignent les auteurs du rapport. Sans oublier « la réanimation, lorsque l’enfant a des difficultés à respirer, une injection pour prévenir les saignements excessifs ou encore une coupe plus tardive du cordon ».

Améliorer significativement les soins apportés à tous les nouveau-nés est essentiel pour atteindre la cible mondiale de la santé pour tous. « Si des progrès ne sont pas rapidement accomplis, il faudrait encore plus de 100 ans à certains pays pour y parvenir », conclut le rapport.

*Survivre et prospérer : transformer les soins pour chaque nouveau-né malade ou de petite taille

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