Allergies alimentaires : préparez la rentrée dès maintenant !

[06 juin 2016 - 14h33] [mis à jour le 06 juin 2016 à 17h20]

À la maison, vous pouvez éviter que votre enfant, allergique aux œufs ou à l’arachide, n’en consomme. Et lorsqu’il ira à l’école ? Depuis 1999, les établissements scolaires n’ont plus le droit de refuser l’accès à la cantine aux petits allergiques. Afin de faire appliquer votre droit, préparez dès à présent le PAI de votre enfant avec son allergologue.

« Les enfants sont de plus en plus nombreux à souffrir d’allergies alimentaires, au lait, à l’œuf, à l’arachide, aux fruits à coques, au blé ou à d’autres aliments, avec des conséquences qui peuvent être dramatiques », rappelle le Syndicat français des Allergologues (Syfal). Pour permettre aux enfants concernés de suivre une scolarité normale, et notamment d’aller à la cantine, le Projet d’Accueil Individualisé (PAI) permet de « déterminer les aménagements nécessaires à la prise en charge des allergies alimentaires de l’enfant ».

Un PAI est une « véritable feuille de route de l’enfant – traitement, régime alimentaire, protocole de soins d’urgence – qu’établit l’allergologue, afin de prendre en charge tous les aspects de sa vie et prévenir ainsi les risques », poursuit le Syfal. « Il est le référent du médecin scolaire qui s’assure quant à lui du respect scrupuleux des directives transmises en faisant le lien entre les différentes parties prenantes : famille, équipe éducative et personnels municipaux pour la cantine et le temps périscolaire. »

Renforcer le dispositif !

« L’allergologue […] fournit à la fois toutes les informations nécessaires au médecin scolaire sur les allergies mais établit surtout les règles à suivre par l’ensemble du personnel encadrant l’enfant, à chaque étape de sa scolarité », rappelle le Dr Isabelle Bossé, présidente du syndicat. Mais « face à la recrudescence des allergies, notamment alimentaires, et leurs conséquences, nous souhaitons aller plus loin », poursuit-elle.

Le Syfal propose de « généraliser les formations à destination des intervenants scolaires et périscolaires sur les symptômes allergiques et la conduite à tenir en cas de crise ». De plus, il demande « l’harmonisation des PAI, des consignes d’urgences et du contenu des trousses d’urgence afin de pouvoir améliorer encore la prise en charge des enfants allergiques ».

Des cas de plus en plus fréquents

L’allergie alimentaire concerne 8% des enfants et environ 3% des adultes. Elle est en très forte augmentation depuis une dizaine d’années. Entre 50 et 60 personnes meurent chaque année des suites d’une crise. Pratiquement tous les aliments peuvent être concernés : arachide, œuf, fruits à coques, pomme, kiwi, fruits de mer, lait, poisson, etc… Les symptômes peuvent être digestifs, cutanés, respiratoires ou généralisés, et peuvent être modérés ou graves voire dramatiques. Les réactions immédiates surviennent en quelques minutes et jusqu’à deux heures après l’ingestion.

Partager cet article