La médiation animale, appelée aussi zoothérapie, se développe peu à peu en France. Encadrée par un thérapeute, la présence d’un chien, d’un chat, d’un cheval voire d’un cochon d’Inde peut en effet s’avérer très bénéfique dans la prise en charge de l’autisme, de la trisomie 21, de la maladie d’Alzheimer, du handicap mental ou physique…

Les premiers travaux sur la médiation animale remontent aux années 70. Aux Etats-Unis, le psychiatre Boris Levinson, constatant le mieux-être ressenti par certains de ses jeunes patients au contact de chiens et de chats, pose les bases de la thérapie assistée par l’animal.

De son côté, le vétérinaire français Ange Condoret entreprend des recherches auprès des enfants souffrant de problèmes de langage. Sur la base de ses observations, il définit en 1978 une nouvelle méthode adaptable à chaque patient : l’Intervention Animale Modulée Précoce. Son objectif ? Favoriser chez des enfants de maternelle présentant des troubles de la communication au sens large, la communication non verbale, en les mettant en contact avec différentes espèces animales.

La nécessité d’un thérapeute spécifiquement formé

Depuis, plusieurs études sont venues confirmer les observations de ces pionniers. Les bienfaits de la médiation animale ont été enregistrés auprès de patients apathiques souffrant de la maladie d’Alzheimer, d’enfants atteints de trouble du spectre de l’autisme… Aujourd’hui, les séances de médiation animale se déroulent en EHPAD, en instituts médico-éducatifs, dans des fermes pédagogiques, dans les cabinets des thérapeutes. Pour jouer pleinement leur rôle de médiateur, les intervenants doivent avoir été spécifiquement formés. Il s’agit le plus souvent de psychologues, psychomotriciens, kinésithérapeutes… La fondation Adrienne et Pierre Sommer tient à jour la liste des différentes actions de médiation animale menées à travers la France.

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