Anosmie : « Je ne sens rien… »

[25 août 2014 - 17h22]

Vous vous extasiez devant l’odeur du café au petit matin ou celle de la rose ? L’anosmique lui, n’en a cure. Et pour cause, il est dépourvu partiellement ou totalement d’odorat. Les causes sont potentiellement nombreuses.

L’anosmie fait donc partie des troubles de l’odorat, au même titre que l’hyperosmie qui est une sensibilité accrue aux odeurs ou l’hyposmie, caractérisée par un odorat diminué. Celle-ci peut aussi être appelée « anosmie partielle ». Il existe encore la phantosmie, c’est-à-dire, la perception d’une odeur qui n’existe pas réellement. Il s’agit en quelque sorte d’une hallucination olfactive.

D’une manière générale, l’absence d’odorat est diagnostiquée par IRM. Dans de rares cas, cette anosmie peut être congénitale. Elle est alors due à un problème de développement des bulbes olfactifs ou au remplacement de l’épithélium olfactif par de l’épithélium respiratoire.

Au-delà de cet aspect congénital, certaines affections peuvent être à l’origine d’une anosmie partielle. C’est le cas de rhinites ou de sinusites aiguës ou de la présence de polypes ou niveau des fosses nasales qui empêchent la transmission des odeurs.

Pas d’odorat, ni de goût…

Saviez-vous également qu’une grossesse pouvait altérer leur perception ? Certaines femmes vont en effet présenter des hyperosmies et/ou ce que les ORL appellent des « troubles de l’olfaction à type de déplacement de sensibilité ». Autrement dit, elles vont prendre une odeur pour une autre.

Dans de rares cas, des médicaments (méthotrexate, codéine, morphine…) peuvent aussi être en cause, au même titre bien sûr que des atteintes neurologiques consécutives par exemple à un accident vasculaire cérébral (AVC).

En 2012, une équipe française de l’INSERM a également suggéré que les dépressifs distinguaient moins bien les différents niveaux d’intensité des odeurs. Il est enfin bien connu que le tabagisme altère également l’odorat mais aussi le goût. Ces deux sens sont d’ailleurs très liés. A tel point qu’une large majorité des anosmiques souffre aussi d’agueusie. Non seulement, elles ne sentent pas l’odeur d’un bon petit plat, mais en plus elles n’en connaissent pas le goût…

Dans tous les cas, à la moindre question, concernant notamment les prises en charge éventuelles, interrogez votre ORL.

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