Anti-inflammatoires : toxiques pour le fœtus dès le 6e mois de grossesse

[26 janvier 2017 - 12h30] [mis à jour le 26 janvier 2017 à 12h32]

Malgré les risques encourus pour la santé fœtale, les prescriptions d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) après le 6e mois de grossesse restent fréquentes. Ce 26 janvier, l’ANSM rappelle donc la contre-indication totale de ces molécules à 3 mois de l’accouchement.

Au-delà de 24 semaines d’aménorrhée, soit 6 mois de grossesse, la prise d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) présente une toxicité pour le fœtus. Notamment « sur les reins et l’appareil cardio-pulmonaire », détaille l’ANSM*. Rapportés même après une seule prise, ces effets secondaires peuvent entraîner « une mort fœtale in utero ou néonatale ».

Aspirine, ibuprofène…

Pourtant ces molécules couramment utilisées contre la douleur, la fièvre et l’inflammation restent prescrites aux femmes enceintes à 3 mois de leur accouchement. Et ce, en dépit « des contre-indications mentionnées dans les autorisations de mise sur le marché (AMM) ». Sont concernés tous les AINS : l’ibuprofène, le kétoprofène, le diclofénac et l’aspirine (acide acétylsalicylique) à partir de 100 mg par jour. Autant de molécules disponibles sans ordonnance.

Des molécules contre-indiquées

L’ANSM rappelle donc « aux femmes enceintes, à leur entourage ainsi qu’à leurs professionnels de santé, que les AINS sont formellement contre-indiqués à partir de 24 semaines d’aménorrhée ». Précisément, « les AINS ne doivent être utilisés que lorsqu’ils sont indispensables, à la dose efficace la plus faible et pendant la durée la plus courte ».

De la même façon, l’ANSM insiste sur la contre-indication du célécoxib et de l’étoricoxib, deux anti-inflammatoires, pendant toute la durée de la grossesse. Avant de rappeler qu’il existe « des alternatives médicamenteuses et non médicamenteuses adaptées à tout terme de la grossesse ».

*Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé

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