Une surveillance rapprochée des patients sous antipsychotique est impérative. Or un suivi insuffisant a été observé dans plusieurs cas. L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) rappelle les recommandations destinées aux prescripteurs. Avant, pendant le traitement et en cas de détection d’anomalies métaboliques.

La prise de médicaments antipsychotiques est associée à un risque augmenté de troubles cardio-métaboliques. En clair, les patients risquent notamment de subir une prise de poids ou encore de développer un diabète ou une dyslipidémie. C’est pourquoi un suivi médical précis est préconisé. Pourtant, « une enquête conduite sur la base des données de l’Assurance-maladie met en évidence un respect insuffisant de la surveillance biologique des patients traités par antipsychotiques », indique l’ANSM. C’est pourquoi celle-ci rappelle les recommandations de suivi cardio-métabolique émises en 2010.

Avant le traitement. Il est recommandé de « rechercher les facteurs de risque du patient (antécédents médicaux, traitements en cours, hygiène de vie) », indique l’ANSM. Mais également de « pratiquer des bilans cliniques et biologiques (calcul de l’indice de masse corporel, mesure du périmètre ombilical, mesure de la pression artérielle…) et d’informer les patients et leur entourage de la nécessité de consulter rapidement, en cas de survenue de symptômes évocateurs d’un diabète ».

Pendant le traitement. Une surveillance étroite doit porter sur le poids, la glycémie, la pression artérielle et le bilan lipidique.

En cas d’anomalie détectée pendant le traitement. Le prescripteur doit « rappeler aux patients les règles hygiéno-diététiques ». Enfin, « la prise en charge thérapeutique doit faire intervenir médecin traitant et psychiatre ».

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