Vivre dans un environnement urbain – et être exposé à la pollution atmosphérique – augmente le risque d’asthme durant l’enfance. Pourtant, selon des chercheurs américains, les symptômes de la pathologie seraient moindres chez les petits vivant à proximité d’un espace vert…

Différents travaux ont déjà montré que la présence d’espaces verts dans un quartier protège les habitants de certaines pathologies telles la dépression ou des maladies respiratoires. Est-ce le cas pour l’asthme ?

Pour le savoir, des scientifiques de l’Université Johns Hopkins (Maryland) ont interrogé les parents de 196 enfants, âgés de 3 à 12 ans. Tous les bambins avaient été admis aux urgences pour une crise d’asthme ou avaient été hospitalisés au cours de l’année passée.

Les chercheurs les ont ainsi questionnés sur le nombre de jours durant lesquels l’enfant a souffert d’un manque de souffle, d’une douleur thoracique ou d’une respiration sifflante. Dans le même temps, ils ont cartographié la distance entre l’adresse de chaque enfant  et l’espace vert le plus proche. 

Les bienfaits de l’activité physique

Résultat, les petits vivant à proximité d’un espace vert ont connu moins de jours de crises que leurs camarades habitant plus loin.

Par exemple, un enfant qui vivait immédiatement à côté d’un parc connaissait en moyenne 5 jours de symptômes, contre 6 jours pour ceux qui vivaient à plus de 305 mètres. Un effet semble-t-il particulièrement notables chez les enfants de plus de 6 ans.

Pour les chercheurs, « ces résultats sont importants dans la mesure où ils fournissent une preuve supplémentaire des bienfaits des espaces verts », suggérant ainsi qu’une « bonne politique d’aménagement du territoire peut améliorer la santé des enfants.»

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