Asthme : le sport, quand je veux

[28 octobre 2015 - 10h00] [mis à jour le 28 octobre 2015 à 10h01]

« Quand on souffre d’asthme, il n’y a aucune raison valable de ne pas faire d’exercice », explique le Dr Simon Bacon de Montréal. A condition toutefois que la maladie soit bien contrôlée et de privilégier, l’hiver venu, les séances en intérieur.

Professeur au Département des Sciences de l’Université Concordia, à l’Hôpital du Sacré-Cœur (Montréal), le Dr Bacon a analysé les pratiques de 643 asthmatiques. Parmi eux, 245 rejetaient toute forme de sport… Au final, il confirme que les plus actifs ont « quasiment 2,5 fois plus de chances de bien maîtriser leurs symptômes que les autres ». Et trente minutes par jour de marche, de vélo ou de yoga suffisent !

Quant au risque d’asthme d’effort qui survient dans la ou les minutes qui suivent l’arrêt de l’exercice, il est surtout le signe que la maladie est mal contrôlée. Et qu’il convient de consulter le médecin. Par ailleurs, « en utilisant son inhalateur avant l’entraînement puis en prenant le temps de récupérer après l’effort, tout ira bien », insiste Bacon. « Dans tous les cas, il vaut mieux bouger que de ne rien faire. »

L’hiver, de préférence en salle

Rappelons que seule la plongée sous-marine est contre-indiquée en cas d’asthme. Pour le reste, si vous êtes concerné, veillez à vous échauffer soigneusement. Et en hiver, préférez une activité en intérieur. Car plus l’air est froid et sec, plus la différence de température entre l’air extérieur inspiré et celle du corps est importante, plus le risque de contraction des bronches est élevé.

Comme le conclut Bacon, « il suffit de faire preuve d’imagination et de trouver des endroits où le froid hivernal ne posera pas de problème ». Pour en savoir davantage, consultez le site de l’Association Asthme et Allergies : http://asthme-allergies.org/

Partager cet article