Suite aux attentats de vendredi, parler, raconter, être écouté relève d’une urgence presque vitale pour les rescapés et les témoins. Or comment poser des mots sur de tels événements. En état de choc, les victimes sont « prisonnières » de leurs sens, de ce qu’elles ont vu, entendu. Rompre l’état de choc pour retrouver l’instant présent est le premier pas décisif. Comment savoir si la victime est de nouveau en prise avec la réalité ? Le temps s’est arrêté pour toute la France. Pour les victimes cet état de choc peut durer. Il n’existe aucune « date limite » pour verbaliser. Pourtant l’urgence est […]
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