Audition : place à la renaissance sociale !

[18 octobre 2017 - 15h12] [mis à jour le 18 octobre 2017 à 15h29]

Trop souvent baisse d’audition rime avec retrait social et isolement. Finis les sorties culturelles, le restaurant entre amis et les réunions de famille. Et si vous retrouviez votre vie d’avant ? C’est aujourd’hui parfaitement envisageable.

Comme dans de nombreux domaines liés à la santé, la personnalisation de la prise en charge gagne aussi du terrain au niveau de l’audition. Comprendre et analyser la gêne auditive, savoir repérer les répercussions sur la vie sociale des patients, l’audioprothésiste a un rôle capital à jouer pour redonner le goût d’entendre et proposer des solutions pour reprendre part à la vie. Pourtant, aujourd’hui encore, trop de malentendants s’isolent par crainte de ne pouvoir être pleinement au cœur des conversations ou de ne pas profiter d’une séance de cinéma ou d’une pièce de théâtre. C’est ce que l’on appelle le retrait social.

Une des explications à ce retrait social est le supplément d’effort d’écoute nécessaire à fournir pour comprendre,  lorsque l’on est malentendant. Plusieurs récentes études scientifiques indépendantes  démontrent que les malentendants utilisent plus d’énergie cognitive que des normo-entendants pour comprendre, et ce, même dans des situations simples, comme une conversation à deux ! Or ce surplus d’énergie les empêche de se concentrer quand ils en auront besoin, dans un environnement sonore plus complexe. Comme par exemple, une discussion entre trois ou quatre personnes dans un restaurant. Résultat, les malentendants fuient les situations pour lesquelles ils doivent fournir un effort d’écoute important, car ils n’ont plus assez d’énergie pour y faire face sereinement.

Un effort d’écoute moins important

L’objectif est donc de proposer des solutions auditives qui, en plus de favoriser la compréhension dans les situations bruyantes, vont soutenir le malentendant aussi dans les environnements sonores simples, afin que ceux-ci ne leur demandent aucun effort d’écoute. « Ainsi, ils disposeront d’une réserve cognitive dès lors qu’ils devront se retrouver dans une situation sonore bruyante », indique Eric Bougerolles, responsable audiologie chez Oticon France.

L’aide auditive Opn de chez Oticon fonctionne sur ce principe, en permettant au cerveau de fournir moins d’effort d’écoute dans un environnement sonore simple : des protocoles de tests scientifiquement validés ont prouvé ses bénéfices, uniques sur le marché. Par ailleurs, « une étude réalisée avec Opn montre que l’intelligibilité en milieu bruyant passe de 20% à 75%», précise Eric Bougerolles. Autrement dit, les utilisateurs peuvent désormais converser et participer activement à leur vie sociale. Ces résultats contribuent donc à la résolution des deux plus grands défis liés à l’audition : la compréhension dans les environnements bruyants et les interactions avec plusieurs locuteurs, tout en réduisant l’effort d’écoute dans les situations sonores calmes, comme bruyantes.

Grâce à ces nouvelles performances, l’audioprothésiste peut désormais s’intéresser encore davantage au style de vie du malentendant, avant et après sa perte auditive. Et l’utilisateur pourra enfin décider s’il souhaite retourner dans des lieux, des environnements qu’il avait cessé de fréquenter…

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