Selon une étude britannique, les enfants autistes seraient victimes de moqueries et de harcèlement de la part de leurs frères, de leurs sœurs et de leurs camarades de classe. Une situation particulièrement inquiétante tant ces jeunes patients sont fragiles sur le plan psychologique.

Le Dr Umar Toseeb et son équipe de l’Université de York en Grande-Bretagne ont travaillé à partir des données de la Millenium Cohort Study. Objectif, évaluer le niveau d’harcèlement entre frères et sœurs, et entre camarades d’école, dans un échantillon de plus de 8 000 enfants, dont plus de 231 étaient autistes. Il a été demandé aux enfants d’indiquer à quelle fréquence ils avaient été intimidés délibérément par leurs frères et sœurs ou par leurs camarades, et à quelle fréquence ils étaient les auteurs de tels actes.

L’étude révèle qu’à l’âge de 11 ans, les deux tiers des enfants autistes déclarent avoir été victimes d’une forme de brimades par leurs frères et sœurs ou leurs camarades, par rapport à la moitié des enfants indemnes d’autisme. Plus tard à 14 ans, si la situation tend à diminuer, elle reste encore importante chez les autistes. Lesquels peuvent à la fois être victimes ou auteurs.

« Les enfants autistes éprouvent des difficultés d’interaction et de communication sociales. Ceci peut avoir des conséquences sur leurs relations avec leurs pairs », explique le Dr Umar Toseeb, auteur de ce travail. « Les parents doivent être conscients des conséquences potentielles à long terme sur la santé mentale et le bien-être des enfants. »

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