L’année 2018 a été marquée par l’organisation de 10 forums sur la prise en charge de l’accident vasculaire cérébral (AVC) dans toute la France. Une initiative de Boehringer Ingelheim. L’ensemble des acteurs de la filière ont dressé un triste bilan : il existe de fortes inégalités d’accès aux soins en matière d’AVC. De ce constat est née une liste de propositions d’actions visant à ne plus laisser de patients isolés.

Selon Didier Caumette, directeur des Affaires Institutionnelles de Boehringer Ingelheim, « 150 000 patients font un AVC chaque année en France. Au total, 80% de ces AVC sont d’origine ischémique et 50% sont dus à la fibrillation atriale ». Voilà pour le tableau épidémiologique. Mais ces chiffres cachent une profonde inégalité d’accès aux soins. « Seuls 60,7% des patients arrivent dans une unité neurovasculaire et 2,3% d’entre eux via la télémédecine », précise Didier Caumette.

Rappelons que les patients pour lesquels un AVC est suspecté doivent être admis dans une unité neuro-vasculaire (UNV). Des structures mises en place pour prendre en charge les AVC, 24h/24 et 7j/7. « Il en existe 139 à ce jour en France auxquelles il faut ajouter 112 centres de télémédecine. »

Accompagner les acteurs de la prise en charge

Face à ce constat, les Forums AVC ont permis aux acteurs de la prise en charge d’échanger et de débattre, en région, afin de poser un diagnostic sur l’origine de cet inégal accès aux soins, puis de proposer des solutions. « Les forums, mis en place il y a 3 ans, constituent un moment particulier car ils permettent de partager, de comprendre ce qu’il se passe et de prioriser des axes de travail », explique Didier Caumette.

Ces propositions d’actions seront présentées au niveau national en 2019 dans le cadre du partenariat Profil AVC, mis en place par Boehringer Ingelheim.

Plus vite, plus près…

Autre exemple concret : à la tête de la direction commune des établissements publics sanitaires des Alpes de Haute-Provence, Franck Pouilly a rapidement saisi l’opportunité offerte par ce partenariat. Et pour cause, « il a le mérite de rassembler tous les acteurs de la filière AVC de notre vaste territoire, qui part d’Aix-en-Provence jusqu’à Briançon. Derrière cette impulsion, un vrai travail d’équipe se structure, au service d’une meilleure prise en charge des patients victimes d’un AVC ».

Dans le cadre du développement du télé-AVC, « nous avons mis l’accent sur la formation des personnels médicaux et paramédicaux », poursuit-il. « Après Gap en 2018, place cette année aux urgentistes et infirmiers de Digne-les-Bains puis ceux de Manosque en 2020. L’enjeu est clairement de prendre en charge les patients, plus vite et plus près. » Et ce grâce aux outils de visioconférence et autres téléconsultation, en lien avec l’UNV le plus proche. Un premier bilan est attendu fin 2019, à l’occasion du prochain Forum AVC.

Partager cet article