AVC : les Français bien informés ?

29 octobre 2020

Un travail conduit par Santé publique France montre que les Français connaissent de mieux en mieux l’accident vasculaire cérébral et ses symptômes. Malgré cela, d’importants progrès restent à faire.

Avec 155 000 personnes touchées chaque année en France, soit une personne toutes les 4 minutes, l’accident vasculaire cérébral reste la première cause de mortalité chez la femme et la première cause de handicap acquis de l’adulte (40% des patients gardent des séquelles importantes).

La prévention de cette pathologie, dont de nombreux facteurs de risque sont modifiables, est donc essentielle et possible. A condition de bien appréhender la pathologie. Alors, les Français connaissent-ils vraiment l’AVC ?  Oui et non. C’est en tout cas ce qui ressort d’un travail conduit par Santé publique France.

Des traitements efficaces

Cette étude montre une certaine méconnaissance. L’on apprend par exemple qu’un Français sur cinq ne sait pas que l’AVC peut survenir à tout âge (alors que 10% des victimes ont moins de 45 ans). Et une personne sur deux ignore qu’il existe des traitements efficaces. Par exemple, en cas d’accident vasculaire cérébral ischémique – 80% des AVC -, le traitement réalisé en milieu hospitalier consiste à dissoudre le caillot qui bouche l’artère cérébrale en perfusant un médicament par intraveineuse. Une action qui doit être réalisée dans les 4h30 suivant les premiers signes.

À l’inverse, la connaissance des symptômes est bonne puisque plus de quatre personnes sur cinq étaient en 2019 capables d’identifier au moins les trois symptômes suivants : « un bras ou une jambe qui se paralyse », « une déformation de la bouche » et « une difficulté à parler ». Mais certains publics sont moins bien informés que d’autres. C’est le cas des hommes, des moins de 45 ans et des plus de 65 ans, des personnes ayant un niveau d’éducation inférieur au Bac ou encore de celles n’ayant pas eu d’antécédent d’AVC. Cela souligne l’importance des campagnes d’information.

Comment mieux informer le public ?

A l’occasion de la journée mondiale de l’AVC ce 29 octobre, les experts de la Conférence AVC* ont publié 12 propositions dans un livre blanc pour une meilleure prise en charge. Et le volet « information » n’a pas été oublié. Ainsi recommandent-ils une consultation gratuite de prévention sur les facteurs de risque vasculaire à tous les plus de 40 ans. « Une part importante des AVC pourraient être évités grâce au contrôle des 5 principaux facteurs de risque : hypertension, mauvaise alimentation, obésité abdominale, sédentarité, tabagisme », expliquent-ils.

* Société Française de Médecine d’Urgence, la Société Française Neurovasculaire, la Société Française de Neuroradiologie, France AVC, l’Alliance du Cœur, la Fédération Nationale des Aphasiques de France et Gérard de Pouvourville, économiste de la santé.

  • Source : Santé publique France, BEH N° 28 - 27 octobre 2020 - Conférence Nationale de l'AVC

  • Ecrit par : Vincent Roche – Edité par : Emmanuel Ducreuzet

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