Ce dimanche 12 mai se tient la Journée européenne de prévention des AVC. L’occasion de rappeler que ces accidents vasculaires cérébraux ne relèvent pas de la fatalité. A condition de connaître les signaux d’alerte et les réflexes à adopter.

L’accident vasculaire cérébral fait peur. Pourtant, « il existe des facteurs de risque qui peuvent être corrigés et des signaux d’alerte », rappellent les neurologues du CHU d’Angers à l’occasion de Journée européenne de prévention des AVC.

Bien entendu, il existe certains critères contre lesquels on ne peut rien : l’âge, le sexe, l’hérédité… En revanche, d’autres peuvent être corrigés. C’est le cas de l’hypertension, de l’hypercholestérolémie, du diabète, de l’obésité, du tabagisme, de la consommation d’alcool… La clé, « une stricte hygiène de vie : reprendre une activité physique, avoir une alimentation saine, surveiller son cholestérol et sa tension artérielle… », continue le CHU d’Angers.

Reconnaître les signes

« Lorsqu’un AVC survient, la prise en charge rapide de la victime est essentielle pour lui garantir les meilleures chances de récupération possibles. » Ainsi, quatre symptômes doivent vous alerter :

– Un déficit brutal avec perte de la parole ou difficulté à s’exprimer ;

– Une paralysie faciale, bouche de travers ;

– Une perte de force brutale d’un bras et/ou d’une jambe ;

– Une anomalie soudaine de la vision, d’un œil ou du champ visuel.

« Il ne faut pas négliger ces signaux d’alerte, même transitoires », insiste Dr Alderic Lecluse, neurologue au CHU d’Angers. «  Les mini AVC ou accidents ischémiques transitoires provoquant des déficits inférieurs à une heure, ne sont pas anodins ! »

Chaque minute compte

En cas de signes évocateurs, l’appel au 15 doit devenir le réflexe. « Il existe en effet des traitements spécifiques à l’AVC ischémique (le plus courant, ndlr) disponibles dans un délai de 4h30 à 6h après les premiers signaux d’alerte ».

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