Baignade : attention à l’hydrocution

[04 août 2017 - 10h15]

Parce qu’elle entraîne une perte de connaissance, l’hydrocution est une cause fréquente de noyade. Les conseils de Jérémy Badré, nageur-sauveteur à Montpellier, pour limiter les risques et profiter des joies de la baignade en toute sécurité.

Plonger dans une eau bien fraîche quand on a très chaud, c’est tentant mais risqué. « Le corps supporte mal les chocs thermiques. La différence de température peut entraîner un évanouissement qui peut lui-même se solder par une noyade », met en garde Jérémy Badré. « Le meilleur moyen de l’éviter est d’entrer dans l’eau très progressivement afin de laisser le temps au corps de s’adapter. » Autres précautions essentielles : ne jamais se baigner seul, même si l’on est un très bon nageur, et préférer les zones surveillées.

Inutile en revanche d’attendre 3 heures après la fin de votre repas pour faire un plouf comme on l’entend souvent. Un déjeuner trop copieux risque tout au plus de vous peser sur l’estomac et de rendre vos brasses un peu inconfortables. « Tant que vous entrez progressivement dans l’eau et ne ressentez pas de gêne (mal de tête, sensation de malaise, crampes, angoisse), profitez de vos vacances ! », rassure Jérémy Badré. « Dans le cas contraire, au moindre signe de malaise, rapprochez-vous rapidement du bord et sortez de l’eau ». Toutefois, si vous avez un peu trop bu, il est plus prudent de commencer par faire une sieste à l’ombre.

Réagir vite et bien

Si vous êtes témoins d’une hydrocution, sortez le baigneur de l’eau et prévenez les secours (15 pour le SAMU, 18 pour les sapeurs-pompiers, 112 pour des secours partout en Europe). En attendant leur arrivée, si la personne est consciente, suivez les instructions du médecin au téléphone. Si elle est inconsciente mais respire, placez-la en Position Latérale de Sécurité. Si elle ne respire pas, démarrez une réanimation cardio-vasculaire et demandez un défibrillateur.

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