











Lessai dune préparation à base de Ginko biloba portant sur plus de 2 000 sujets de 18 à 70 ans atteints dacouphènes vient de se solder par un cuisant échec.
Après 12 semaines de traitement, Shelley Drew et Ewart Davies à Birmingham, viennent de conclure « à labsence de toute différence entre le groupe de patients traités par le produit actif et le groupe placebo. » Mauvaise nouvelle pour les partisans de cette thérapeutique fondée sur lutilisation des feuilles de larbre le plus ancien vivant sur terre.
Ce premier essai « contrôlé » – pour reprendre une expression consacrée porte un réel coup dur à la crédibilité de médicaments extrêmement populaires. Portées par la renommée et la tradition, les préparations à base de Ginko se vendent en effet par centaines de millions dunités dans le monde Hélas, les auteurs soulignent limpossibilité de prouver un quelconque effet thérapeutique. Ni contre les fameux bourdonnements doreilles ni, dailleurs, « sur les autres symptômes dinsuffisance cérébrale » présents chez certains malades.
Voilà qui apporte de leau au moulin des spécialistes qui assurent, fatalistes, que ces troubles doivent être traités par le mépris. Les ignorer à défaut de pouvoir les soigner ? Cette « solution » nest guère satisfaisante pour lesprit. Et pas davantage pour les malades. Lalternative bien sûr, serait daccepter le recours au placebo.
Daprès Drew et Davies, une telle approche pourrait être « dans lintérêt des patients ( ) particulièrement si le produit en question présente peu deffets secondaires. » Dans lintérêt des patients peut-être. Mais sans doute pas dans celui des assurances maladie
Source : British Medical Journal, 13 janvier 2001
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