Cancer de la vessie : diagnostiqué plus vite, mieux traité

[20 novembre 2008 - 09h43] [mis à jour le 19 décembre 2013 à 14h31]

Gagner du temps au diagnostic, c’est essentiel pour prendre les cancers de vitesse. Quels qu’ils soient.

Une nouvelle méthode d’examen de la vessie récemment présentée à Paris, permet de colorer préférentiellement les cellules malignes. Cette « cystoscopie en lumière bleue » favoriserait la prise en charge de pratiquement 20% des patients.

Ce n’est pas rien. On en compte dans le monde près de 350 000 chaque année. En France avec près de 10 000 nouveaux cas par an, cette maladie est au 7ème rang des cancers. Le cancer de la vessie enfin, est le 2ème cancer urinaire après celui de la prostate.

Si 82% des malades se recrutent parmi les hommes, c’est peut-être parce que les facteurs de risque –tabac et vapeurs industrielles- étaient jusque-là des apanages majoritairement masculins. Il est notoire par ailleurs, que les hommes se prêtent moins volontiers au dépistage systématique… Pourtant dès les premiers symptômes –besoins impérieux d’uriner, urines foncées ou rouges traduisant la présence de sang…- il est indispensable de consulter.

L’examen de référence pour affirmer ou éliminer le diagnostic de cancer vésical est la cystoscopie. Il consiste à glisser un endoscope extrêmement fin jusque dans la vessie en passant par les voies naturelles. Présentée à Paris par le Pr Didier Jacqmin (Hôpital universitaire de Strasbourg ) et testée par 19 centres d’exploration urinaires en Europe, la cystoscopie en lumière bleue aurait permis d’améliorer de 30% le taux de diagnostics positifs, qui échappaient à l’approche conventionnelle en lumière blanche (photo). Grâce à cela, 1 patient sur 5 atteint de tumeur confirmée, a pu bénéficier d’une prise en charge améliorée.

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