Cancer de l’anus avancé : une nouvelle chimiothérapie plus efficace

[07 novembre 2018 - 16h06] [mis à jour le 07 novembre 2018 à 16h07]

Le cancer de l’anus est rare mais son pronostic souvent mauvais. Lorsque la maladie est trop avancée pour bénéficier d’une chirurgie, la chimiothérapie est indiquée, jusqu’à présent avec des résultats modestes. Une étude présentée au congrès de l’European Society for medical oncology (ESMO) qui se déroule à Munich du 19 au 23 octobre, change la donne en modifiant les recommandations. Les molécules désormais indiquées améliorent la survie et la tolérance du traitement.

Remplacer la chimiothérapie à base de cisplatine et de 5-fluorouracil par la combinaison carboplatine et paclitaxel dans le cancer de l’anus avancé. C’est ce que recommandent les auteurs d’une étude internationale dont les résultats ont été présentés au congrès de l’ESMO. Cet essai clinique de phase II a permis d’observer un allongement de la survie de 7 mois et une meilleure tolérance à la chimiothérapie.

L’essai clinique randomisé a été conduit auprès de 91 patients d’Australie, des Etats-Unis, de Norvège et du Royaume Uni. « La chimiothérapie composée de carboplatine et paclitaxel a obtenu de meilleurs résultats que le traitement précédemment utilisé en termes de survie et de tolérance », soulignent les auteurs. Cette combinaison de molécules chimio-thérapeutiques était déjà utilisée dans des cancers de l’ovaire et du poumon notamment.

Un cancer rare et souvent avancé

Environ 30% des malades souffrant d’un cancer de l’anus développeront une maladie de stade avancé, ne pouvant bénéficier d’une chirurgie. Tous ces patients seront éligibles à cette nouvelle combinaison de molécules. « Progresser face à un cancer rare est incroyablement difficile », souligne le Pr David Sebag-Montefiore, co-auteur de ce travail.

A noter : « Le cancer épidermoïde du canal anal représente 3% des tumeurs digestives malignes », indique la Société Nationale Française de Colo-Proctologie (SNFCP).

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