Cancer de la prostate : une mortalité en baisse

[15 novembre 2016 - 11h06] [mis à jour le 15 novembre 2016 à 11h09]

Le cancer de la prostate constitue aujourd’hui le cancer le plus fréquent chez l’homme. Mais son épidémiologie a beaucoup évolué au cours des 30 dernières années. Comme le montrent les résultats d’un travail d’analyse publié dans la dernière livraison du Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH). Dans le détail, après une augmentation constante, l’incidence de cette pathologie masculine est en baisse depuis 2005. Tandis que la mortalité n’a cessé de s’infléchir depuis la fin des années 1990.

L’incidence du cancer de la prostate en France a accusé une « très forte augmentation entre 1980 et 2005, passant de 24,8/100 000 personnes-années – taux standardisé mondial – à 124,5/100 000 », indiquent les rédacteurs du BEH. A cette forte hausse « a succédé une baisse très nette ».

L’évolution de la mortalité est de son côté, très différente. « Une baisse régulière depuis la fin des années 1990 (de 18/100 000 en 1990 à 10,5/100 000 en 2011) a été observée. »

Résultat, « la conjonction de ces deux phénomènes provoque une amélioration des chiffres de survie, due en très grande partie à l’évolution du profil des cas diagnostiqués », notent-ils. En effet, « les cas diagnostiqués en 2008 sont moins évolués et moins agressifs que ceux diagnostiqués en 2001 ».

Certes, « le dépistage et le diagnostic précoce du cancer de la prostate sont à l’origine d’un sur-diagnostic et d’un risque de sur-traitement pour des cancers de faible agressivité et de bon pronostic », analysent les rédacteurs, « Mais ils ont aussi provoqué une baisse du nombre des formes graves. »

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