Du 24 au 30 janvier se tiendra la semaine européenne de prévention et de dépistage du cancer du col de l’utérus. A cette occasion, le ministère en charge de la Santé et l’Institut national du Cancer (INCA) lancent une campagne d’information pour sensibiliser à la fois le public et les professionnels de santé.

Cette année, la campagne vise un objectif précis : remobiliser les femmes de 45 à 65 ans qui ne réalisent pas ou pas assez fréquemment de frottis. Ce dernier est recommandé tous les trois ans après deux frottis à un an d’intervalle. Cet examen permet de détecter des lésions cancéreuses ou précancéreuses, avant qu’elles n’évoluent en cancer. Or selon les résultats d’une étude réalisée par l’INCA, 40% des Françaises concernées n’ont pas fait de frottis ces quatre dernières années !

Plusieurs facteurs pouvant expliquer cet état de fait ont été identifiés :

  • L’âge. Après 55 ans, une femme sur deux ne fait pas de frottis contre une femme sur trois avant ;
  • La situation sociale. Près de 50% des bénéficiaires de la CMU ne réalisent pas l’examen ;
  • La maladie. Les femmes souffrant de maladies chroniques semblent réticentes. Ainsi 59% des diabétiques échappent-elles au frottis.

Rappelons que chaque année en France, 3 000 nouveaux cas de cancer du col de l’utérus sont dépistés et 1 100 décès sont recensés. Il existe deux armes efficaces pour lutter contre ce cancer :

  • La vaccination anti-HPV recommandée dès 11 ans ;
  • Le dépistage par frottis pour les femmes, vaccinées ou non, de 25 à 65 ans.

Partager cet article