Cancer du sein : comment lutter contre la prise de poids ?

[08 octobre 2018 - 10h49] [mis à jour le 08 octobre 2018 à 17h04]

La prise de poids fait partie des effets secondaires liés à certains traitements du cancer du sein. Plus de 50% des patientes en souffrent. Or elle n’est pas sans conséquences puisqu’elle peut avoir une influence négative sur le risque de rechute et de deuxième cancer. C’est pourquoi une prise en charge diététique adaptée est essentielle. Marina Colombani, diététicienne au sein du Département cancer et environnement du Centre Léon Bérard de Lyon, donne quelques conseils en la matière.

La prise de poids concerne plus de la moitié des femmes traitées pour un cancer du sein. Dans ce cas, il est recommandé de consulter un diététicien-nutritionniste spécialisé dans cette problématique. Cet effet secondaire des traitements n’est en effet pas anodin puisqu’il est associé à un risque de rechute et de deuxième cancer.

4 réflexes à adopter

Mais dès à présent, connaissez quelques-uns des réflexes à mettre en œuvre pour lutter contre cet effet indésirable. Marina Colombani, diététicienne au sein du Département cancer et environnement du Centre Léon Bérard recommande ainsi de :

– Prévoir vos menus à l’avance […] pour élaborer des repas équilibrés et éviter le recours trop fréquent à des plats industriels et des produits ultra-transformés ;

– Faire des repas équilibrés suffisamment complets pour éviter les fringales. Associez à chaque repas des féculents, des légumes et des protéines. Si certains aliments sont moins tolérés, cherchez des équivalences sans exclure toute une famille d’aliments ;

– Commencez ou conservez une activité physique régulière. Certains établissements comme le Centre Léon Bérard proposent des programmes d’activité physique adaptée ;

– Enfin n’hésitez pas à vous faire aider si vous avez pris du poids ou si vous avez peur d’en prendre.

Régimes et compléments alimentaires

Même en cas de prise de poids, « il est déconseillé d’entamer un régime restrictif pendant les traitements », souligne Marina Colombani. Une meilleure hygiène de vie permet généralement de stabiliser la situation, voire d’amorcer une baisse de poids. De toute façon, « il n’est pas recommandé de perdre plus de 1 à 2 kg par mois. Au-delà, il s’agit surtout d’une perte d’eau et de masse musculaire, ce qui est délétère lorsqu’on est traité pour un cancer ».

Quant à l’usage des compléments alimentaires, il est également déconseillé sans avis médical de l’oncologue, en raison notamment des interactions avec les thérapeutiques. Sachez surtout que malgré les affirmations de certains ouvrages, les aliments anti-cancer n’existent pas.

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