











Accueil » Médecine » Cancers » Cancers de la peau : l’Anses réclame la suppression des cabines de bronzage
nd3000/Shutterstock.com
L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) le confirme : les ultra-violets (UV) des appareils de bronzage artificiel accentuent le risque de cancer. Elle réclame donc aux pouvoirs publics de prendre les mesures nécessaires pour que cesse l’exposition de la population aux cabines de bronzage.
Depuis des années, les UV artificiels des bancs solaires posent de graves questions sur le plan sanitaire. Notamment quant à l’augmentation du risque de cancer cutané. Le ministère de la Santé a donc sollicité l’Anses afin de réaliser une mise à jour des connaissances scientifiques sur les conséquences pour la santé de l’exposition aux rayonnements ultraviolets artificiels émis par les cabines de bronzage.
Un risque de cancer confirmé
En fait, les UV artificiels sont classés cancérogènes certains pour l’Homme par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) depuis 2009. Dans le détail, les cabines émettent des rayonnements à forte intensité, équivalant à l’exposition à un soleil tropical. Ces doses d’ultra-violets se cumulent à celles reçues naturellement. Elles provoquent ainsi des dommages de l’ADN et augmentent le risque de cancers cutanés.
En 2014, l’Anses soulignait que les personnes ayant eu recours au moins une fois aux cabines de bronzage avant l’âge de 35 ans augmentaient de 59% le risque de développer un mélanome cutané ! Et en France, près de la moitié (43%) des cas de mélanomes chez les jeunes peuvent être attribués à une utilisation des cabines de bronzage avant l’âge de 30 ans.
L’exposition aux UV artificiels entraîne également d’autres effets délétères, tels que le vieillissement accéléré de la peau, estimé quatre fois plus rapide avec les lampes de bronzage qu’avec le soleil.
Ne plus exposer la population
Devant ces résultats, l’Anses confirme ses recommandations antérieures, à savoir ne pas utiliser les bancs solaires. Mais elle va plus loin et conseille « aux pouvoirs publics de prendre toute mesure de nature à faire cesser l’exposition de la population aux UV artificiels ».
Source : Anses, 10 octobre 2018
Ecrit par : Vincent Roche – Edité par : Dominique Salomon
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