











Accueil » Santé Publique » Canicules : Paris, la ville européenne la plus exposée au risque de mortalité
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Les habitants de Paris courent le plus grand risque de mourir à cause de la chaleur par rapport aux autres villes européennes, selon une étude publiée récemment dans Lancet Planet Health.
Les chercheurs y ont comparé les données de 854 villes européennes de plus de 50 000 habitants entre 2000 et 2019. Ils ont ainsi observé que la capitale française présentait les risques de mortalité liés à la température les plus élevés, quelle que soit la tranche d’âge. A titre d’exemple, pour les résidents âgés de plus de 85 ans, la surmortalité est 1,6 fois plus élevée à Paris qu’ailleurs.
Pour expliquer ce phénomène, les auteurs avancent en priorité l’effet d’« îlot de chaleur urbain » dont sont victimes les grandes villes. La journée, dans des zones densément peuplées, des matériaux comme la pierre, la brique, le béton ou les toits en zinc, caractéristiques de Paris, captent facilement la chaleur. La nuit, cette chaleur emmagasinée est libérée dans l’atmosphère et empêche l’air de se refroidir, créant ainsi un dôme de chaleur. On peut ainsi observer des écarts importants de température entre Paris et les zones rurales (jusqu’à 10° C lors de la canicule de 2003). Le manque de végétation n’arrangeant rien.
Des risques qui devraient logiquement continuer d’augmenter avec le réchauffement climatique. Raison pour laquelle une mission d’information et d’évaluation nommée « Paris à 50°C » a rendu en avril dernier un rapport sur l’adaptation de la ville aux canicules. 85 recommandations y sont décrites avec notamment une « renaturation » de la ville – processus par lequel la nature se réinstalle en ville – et la création d’un plan « Grand chaud », sur le modèle du plan « Grand froid ».
Source : Lancet Planet Health
Ecrit par : Vincent Roche – Edité par : Dorothée Duchemin
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