Carence en iode : du lait avant de tomber enceinte ?

17 mai 2018

Alors qu’une carence en iode en cours de grossesse est associée à un retard du développement mental chez l’enfant à naître, une équipe irlandaise rappelle que le lait de vache demeure une source importante de cet oligo-élément. Les chercheurs encouragent ainsi celles, en âge de procréer et qui ne boivent pas de lait, à s’y mettre.

Comme les besoins en iode augmentent pendant la grossesse, la prévalence de la carence iodée est fréquente en Europe. Une étude de de l’Université de l’Ulster a cherché à savoir si les femmes en âge de procréer devaient se mettre au lait, principale source d’iode (avec les produits de la mer).

Pour ce faire, ils ont recruté 78 femmes, âgées de 18 à 45 ans, toutes en bonne santé et présentant le point commun de ne boire que peu de lait. Deux groupes ont ainsi été constitués. Dans le premier, les participantes devaient boire 3 litres par semaine. Dans le second, elles devaient maintenir leurs habitudes laitières.

0,5 litre par jour…

Au début du suivi, puis à 6 et 12 semaines, elles ont été soumises à un test urinaire afin de mesurer leur concentration en iode. Résultat, les participantes présentaient en moyenne une concentration de 78,5 μg/litre. Or chez une adulte, la carence apparaît en dessous de 100 µg/litre ! Après intervention, il s’est avéré que le groupe « lait » a vu ses concentrations augmenter (passant à 120 µg/litre au bout de 12 semaines).

Pour les auteurs, « cela prouve que le lait de vache est une source d’iode non négligeable. » Ce produit représenterait ainsi un moyen d’intervention peu couteux pour lutter contre une éventuelle carence.

  • Source : Cow Milk Consumption Increases Iodine Status in Women of Childbearing Age in a Randomized Controlled Trial, The Journal of Nutrition, mars 2018

  • Ecrit par : Vincent Roche – Edité par: Emmanuel Ducreuzet

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