Cérumen : déboucher les oreilles en douceur

[10 septembre 2018 - 10h22] [mis à jour le 10 septembre 2018 à 10h24]

Dégager une oreille d’un bouchon de cérumen est une intervention fréquente. Toutefois, les rédacteurs de la revue Prescrire recommandent aux médecins d’agir en douceur. Et si aucun symptôme n’accompagne la présence d’un bouchon, il est conseillé de ne pas intervenir.

La présence de cérumen dans les oreilles est tout à fait physiologique. Cette substance nettoie, protège et lubrifie le conduit externe de l’oreille. Toutefois, il arrive qu’un bouchon se forme, pouvant provoquer une gêne et même une perte d’audition. Bourdonnements d’oreille, démangeaisons, douleurs, toux, sensations d’oreille pleine ou encore vertiges sont autant d’autres symptômes possibles.

Si cela se produit, mieux vaut éviter de tenter de le retirer soi-même. Vous risquez de vous blesser. Consultez plutôt votre médecin traitant. Selon votre situation, l’extraction du bouchon se fera par irrigation ou avec un instrument. Selon les rédacteurs de la revue Prescrire, « si une extraction est nécessaire, la technique utilisée est fonction des particularités du patient, de l’expérience et de l’équipement du praticien ».

Extraction ou irrigation

Dans le détail, « l’extraction par irrigation avec de l’eau du robinet ou du sérum physiologique tièdes permet d’éliminer 70 à 90% des bouchons ». De son côté, « l’extraction instrumentale par un praticien expérimenté, souvent plus rapide qu’une irrigation, évite d’exposer l’oreille à l’humidité et permet d’éliminer le bouchon chez environ 90% des patients ».

En cas d’échec, « l’instillation de sérum physiologique pendant quelques jours permet de ramollir le bouchon, permettant ensuite son extraction par irrigation ou instrument ».

En revanche, « en l’absence de symptôme, l’extraction d’un simple amas de cérumen n’est pas justifiée, car elle expose à certaines complications », concluent les rédacteurs.

A noter : le port de prothèses auditives ou de bouchons d’oreille, certaines conformations anatomiques ou l’abondance de poils sont d’autres facteurs favorisants.

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