Chlordécone : un nouveau plan pour les Antilles

[08 février 2011 - 12h02] [mis à jour le 19 décembre 2013 à 14h43]

Le gouvernement vient d’annoncer un nouveau « Plan d’action chlordécone 2011-2013 » pour la Guadeloupe et la Martinique. Une décision présentée comme indispensable par le dernier Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) édité par l’Institut de veille sanitaire.

Le chlordécone, un pesticide classé comme cancérigène possible chez l’homme, a été utilisé pendant près de 20 ans à partir de 1973 dans les bananeraies de Martinique et de la Guadeloupe. Son utilisation a conduit à des pollutions graves des sols, avec des conséquences en profondeur. « Plusieurs études ont montré que cette pollution s’étendait aux différents milieux en contact avec les sols, notamment les eaux », expliquent ainsi les rédacteurs du BEH. Des traces de chlordécone ont été retrouvées par exemple, dans les légumes : choux, patates douces, ignames… Certaines viandes et produits laitiers ont également été contaminés.

Le premier plan chlordécone – qui concernait la période 2008-2010 – a permis de renforcer le dispositif de surveillance des pathologies susceptibles d’être en lien avec ce pesticide. Des questions subsistent toutefois. D’où l’intérêt de poursuivre les recherches et de mettre en œuvre un second plan. Ce dernier vise à :

– Approfondir les connaissances sur l’état de l’environnement et développer des techniques pour remédier à la pollution ;
– Surveiller l’état de santé des populations et améliorer les connaissances sur les effets sanitaires de ces pollutions ;
– Mieux protéger encore les populations, tout en assurant le maintien de l’activité agricole locale ;
– Gérer les milieux contaminés et informer le public.

Partager cet article