L’épidémie de choléra qui touche le Yémen depuis fin avril continue de faire des ravages. Elle vient en effet de passer la barre des 500 000 personnes touchées, 2 000 étant décédées. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) appelle plus que jamais à la mise en place de services sanitaires efficients !

5 000 ! C’est le nombre quotidien de nouvelles infections par le choléra au Yémen. « Cette épidémie, la plus importante au niveau mondial, s’est propagée rapidement à la faveur de la détérioration des conditions d’hygiène et d’assainissement et des perturbations que subit l’approvisionnement en eau dans le pays », commente l’OMS. « Des millions de personnes n’ont pas accès à l’eau propre, et les ordures ne sont plus ramassées dans les grandes villes ».

Rappelons par ailleurs que le système de santé du pays est en train de s’effondrer. Plus de la moitié de l’ensemble des établissements de santé ont dû fermer car ils ont été endommagés ou détruits ou parce qu’ils manquent de fonds. Les pénuries de médicaments et de fournitures demeurent un problème courant et 30 000 agents de santé essentiels n’ont pas reçu leur salaire depuis presque un an.

Agir vite !

Mais la donnée la plus hallucinante réside dans le fait que le taux de survie pour les cas de choléra est de plus de 99%… du moins pour ceux qui ont accès aux services sanitaires.

L’OMS tente ainsi de mettre en place des centres de traitement du choléra, rénover les établissements de santé, distribuer des fournitures médicales et soutenir l’action sanitaire nationale. Mais comment atteindre cet objectif sans une résolution rapide du conflit ? L’Agence onusienne exhorte en outre « les autorités yéménites à trouver une solution politique rapide. Le peuple du Yémen ne pourra pas supporter cette situation bien plus longtemps, les gens ont besoin de paix pour reconstruire leurs vies et leur pays».

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