Chute de cheveux : traitement par finastéride à risque

[06 février 2019 - 16h41] [mis à jour le 06 février 2019 à 16h42]

Le finastéride, indiqué dans le traitement de la chute de cheveux, expose à un risque de troubles psychiatriques et de la fonction sexuelle. L’ANSM rappelle aux patients les précautions à prendre.

Le finastéride à la dose de 1 mg (Propecia et génériques) est indiqué dans le traitement de la chute de cheveux (alopécie androgénétique), chez l’homme uniquement. A la dose de 5 mg (Chibro-Proscar et génériques), il est indiqué dans le traitement des symptômes de l’hypertrophie bénigne de la prostate. Ces deux médicaments des risques de changements d’humeur, d’idées suicidaires et de dépression. Mais également des troubles sexuels.

Arrêter seul ou avec son médecin ?

L’Agence de sécurité du médicament (ANSM) rappelle aux patients que leur traitement « doit être interrompu devant tout symptôme psychiatrique ». Dans la prise en charge de l’alopécie, le patient peut arrêter de lui-même Propecia ou son générique, puis consulter son médecin. En revanche, « dans la prise en charge d’une hypertrophie bénigne de la prostate, le Chibro-Proscar ou son générique ne peut être arrêté par le patient seul. Il doit consulter rapidement un médecin ».

En cas d’effet indésirable d’ordre sexuel, comme une dysfonction érectile, des troubles de l’éjaculation et une diminution de la libido, « le patient doit consulter son médecin ». A noter qu’ « une persistance de ces troubles [peut se produire] après l’arrêt d’un traitement par finastéride ».

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