Depuis qu’il est apparu pour la première fois sur grand écran, James Bond a été exposé à la fumée. Qu’elle provienne de ses propres cigarettes ou de celles de ses conquêtes, le tabac n’a cessé d’être présent dans ses nombreux films. Et si une baisse est bien constatée depuis plusieurs années, les auteurs d’un travail sur le comportement de l’espion le plus célèbre au monde s’inquiètent pour la jeunesse. Laquelle risque toujours de prendre exemple sur les héros de cinéma.

C’est en 1962 – sous les traits de Sean Connery – que l’élégant espion britannique tire sa première taffe à l’écran dans James Bond 007 contre Dr No. Depuis, son comportement en matière de tabac a bien évolué. Pour en savoir plus, une équipe de chercheurs néozélandais a analysé la tendance jusqu’en 2015. Année de diffusion du dernier opus de 007, Spectre.

Sevrage tabagique en 2002

Après avoir passé en revue 24 longs métrages de l’espion anglais, les scientifiques ont observé que son tabagisme n’avait jamais été aussi intense que dans les années 60. Par la suite, sa consommation a progressivement diminué. Jusqu’à sa dernière clope, en 2002. Après cela, James lui-même n’a plus jamais allumé de cigarette.

Le tabac, absent dans seulement… un film

Reste que pour autant, l’espion anglais a continué d’être exposé au tabagisme passif par l’intermédiaire de ses partenaires à l’écran. Et en particulier de ses conquêtes amoureuses. Celles-ci ont continué à fumer jusqu’en 2012, dans Skyfall.

Globalement, le tabac conserve une place importante dans les films de James Bond, puisque la cigarette n’est absente que d’un seul épisode : Casino Royale sorti en 2006.

Adolescents influencés

« Etant donné le lien entre le tabagisme au cinéma et les premières cigarettes chez les adolescents, ces résultats sont source d’inquiétude », estiment les chercheurs de l’Université d’Otago (Nouvelle-Zélande). Et ce d’autant plus que « les films de James Bond composent la franchise la plus durable et une des plus regardées au monde ».

Mais d’ailleurs pourquoi James Bond fume-t-il ? Après tout, l’intense activité physique de l’espion induite par son travail semble incompatible avec un tabagisme. Mais n’oublions pas toutefois que 007 – hormis le fait qu’il a esquivé des milliers de balles et que bon nombre de ses partenaires sexuels ont tenté de l’assassiner – « boit beaucoup d’alcool et conduit très vite ». Il possède donc sans doute quelques tendances suicidaires.

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