Une équipe Inserm dirigée par Bénédicte Py travaille sur l’inflammasome, un vaste complexe déclencheur d’une réaction inflammatoire. Les scientifiques se penchent sur un récepteur justement activé dans plusieurs maladies chroniques inflammatoires (diabète, cancer). A la clef de possibles recherches sur de nouveaux traitements. 

La protéine NLRP3 a été découverte en 2001, suite à des analyses génétiques conduites chez des patients présentant des maladies auto-inflammatoires héréditaires. « Elle est sensible à de très nombreux stimuli : bactéries, virus ou encore champignons », explique Bénédicte Py de l’Unité Inserm 1111/CNRS/ENS/Université Claude Bernard. « En outre, elle est activée dans des maladies chroniques présentant une composante inflammatoire comme le diabète ou l’athérosclérose ». Mais les chercheurs en savent très peu sur son fonctionnement et sa régulation.

Une boîte noire qui délivre peu à peu ses secrets 

Bénédicte Py et son équipe ont réussi à percer quelques-uns des mystères entourant NLRP3. « Nous avons identifié des petites molécules permettant d’inhiber NLRP3 et caractérisé leurs mécanismes d’action ». Aujourd’hui, les scientifiques travaillent sur les mécanismes liés à l’activation de cette protéine. « C’est une véritable boire noire sur laquelle nous avons très peu de connaissance », signale Bénédicte Py.

Cependant, grâce à un financement du Conseil européen de la recherche, elle a pu débuter de nouveaux travaux. Et plusieurs articles scientifiques portant sur ce sujet sont en préparation. « Nous avons des premiers résultats très prometteurs. Cela prend du temps car nous générons plusieurs modèles de souris transgéniques pour valider nos hypothèses ».

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