Pour prévenir les coliques néphrétiques dues à des calculs calciques, mieux vaut un régime pauvre en protéines animales et en sel qu’une simple diminution des apports de calcium alimentaire.
Pourtant, la tradition était solide. Mais une équipe italienne vient d’en démontrer l’absence de fondement et même… l’inutilité.

Pendant cinq ans, Loris Borgh et son équipe de l’université de Parme, ont suivi 120 sujets de sexe masculin qui souffraient de calculs rénaux. La moitié d’entre eux a suivi un régime apportant des quantités normales de calcium, mais appauvri en protéines animales et en sel. Quant à l’autre groupe, il a conformément à l’usage, simplement réduit sa consommation d’aliments riches en calcium.

A l’issue des cinq années de suivi, 20% seulement des patients qui avaient conservé des apports en calcium normaux ont souffert de coliques néphrétiques récidivantes. A l’inverse, 40% des sujets qui avaient réduit leur consommation de calcium ont été dans ce cas.

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