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Trop de gras, trop de sucre, de sel ou d’alcool. C’est tout cela qui déséquilibre notre alimentation. Et ce déséquilibre ouvre la porte à de nombreuses pathologies, comme le diabète de type 2. Pour comprendre comment ce lien de cause à effet fonctionne, une équipe française* s’est penchée sur notre microbiote intestinal. Ces micro-organismes qui jouent un rôle capital dans les fonctions digestive, métabolique, immunitaire et neurologique.
Pourquoi ? Car l’on sait que l’alimentation impacte la composition du microbiote. A partir de ce que nous mangeons, les bactéries intestinales produisent des composés organiques, les métabolites, qui peuvent avoir un impact sur la santé. Et comme le rappellent les chercheurs, « des changements dans la composition du microbiote et la production de certains métabolites peuvent directement influencer le développement du diabète de type 2. »
Les auteurs ont ainsi observé que les individus qui ont une mauvaise alimentation ont une augmentation du propionate d’imidazole. Cette molécule bloque l’action de l’insuline, l’empêchant de diminuer les quantités de sucre dans le sang. Ils ont en outre remarqué que les sujets atteints de pré-diabète et de diabète de type 2 présentent effectivement des niveaux plus élevés de propionate d’imidazole dans le sang.
Les scientifiques expliquent ainsi que leur étude « vise à faire passer un message de prévention, en soulignant qu’une alimentation plus variée permet d’enrichir le microbiote. »
Les aliments se répartissent en 5 grandes catégories :
Une alimentation diversifiée doit comporter chaque jour au moins un aliment de chaque catégorie. Mais nous devons aussi respecter quelques règles simples :
* Inserm, Sorbonne Université, AP-HP et INRAE
Source : Inserm – Fédération française de cardiologie, consultés le 3 décembre 2020
Ecrit par : Vincent Roche – Edité par : Emmanuel Ducreuzet
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