Les dangers du bord de mer sont nombreux. Les accidents graves sont rares mais chacun doit être vigilant. La surveillance n’est pas uniquement réservée aux nageurs-sauveteurs. Elle est une obligation de tout citoyen. Choisir une plage dotée d’un poste de secours, respecter les zones de baignades interdites et celles où le littoral est fermé au public sont la première des recommandations. Mais pour savoir, réagir et adopter les bons gestes, voici quelques rappels utiles.

Le soleil, le faux-ami de nos vacances. Quels sont les principaux effets nocifs du soleil ?

Yeux. Nos yeux sont extrêmement sensibles. Porter des lunettes de soleil vous évitera de contracter une photokératite (inflammation de la cornée) ou une conjonctivite. Sur le long terme, une perte de l’acuité visuelle irréversible est possible. Au delà de la mode, vérifiez que la paire choisie soit conforme aux normes (UV 400). 

La peau. Préservez votre « capital soleil ». Première précaution, vérifiez que vous ne prenez pas de médicaments dits photosensibles. Ils provoquent fréquemment de l’eczéma ou de l’urticaire. En cas d’herpès ou d’acné, soyez encore plus prudents. Enfin, les UV peuvent déclencher des allergies solaires appelées des lucites.

Le danger le plus récurrent est le coup de soleil, une brûlure au premier degré. Pensez à préparer votre peau par l’application d’une bonne crème solaire (minimum 15 FPS) au moins 30 minutes avant l’exposition. Préférez un endroit ombragé entre 11h et 15h. En fin de journée, apaisez et soignez votre peau avec une crème hydratante ou une crème contre les brûlures en cas de rougeurs.

Le corps. Anodin, traître, le coup de chaleur ne se révèle que lorsqu’il a déjà frappé votre organisme. Votre corps n’arrive plus à réguler sa température. Fièvre, peau rouge et sèche, maux de tête, nausées, crampes musculaires en sont les principaux symptômes. Mais le coup de chaleur peut aussi entraîner un état de confusion, voire une perte de conscience. Les soins médicaux sont impératifs : appelez les pompiers, le Samu ou consultez immédiatement un médecin. Pour éviter ce drame, s’hydrater même sans soif, porter un chapeau, éviter l’exposition aux heures les plus chaudes, les activités physiques intenses… et le déjeuner trop arrosé aussi.

La mer danse peut-être mais ce n’est qu’une chanson.

Le milieu marin regorge de dangers potentiels. Marées, vent, vagues, courants, etc. Informez-vous sur les conditions de baignade. Observez le fanion (vert/orange/rouge). Evaluez votre aptitude à nager en confiance.

La pollution. La plus répandue en France est une pollution bactériologique avec ses « cadeaux » : mycoses, otites, irritations des voies respiratoires, dermatoses, gastro-entérites. Des normes européennes existent. Par précaution, observez l’eau : poissons morts, déchets, eau trouble, coloration inhabituelle ou malodorante.

Pavillon bleu & Fanion vert… Vous plongez la tête la première. Sans rien gâcher à votre plaisir deux nota bene : Assurez-vous que vous distinguez bien le fond (pas d’obstacle) et évaluez bien la profondeur.

Faune qui pique. Sur nos côtes, les piqures probables sont l’oursin, la vive, la méduse. Les épines d’oursin sont très friables. Il convient de s’assurer qu’elle a été intégralement retirée avant de bien désinfecter la plaie. Dans le cas contraire, consultez un médecin pour éviter toute surinfection. La piqure de vive est plus sérieuse parce qu’elle injecte un venin. Premier réflexe, secouristes ou garde-côtes. Sinon, exposez la plaie à une forte source de chaleur pour tenter de détruire le venin (10 minutes au moins). La personne doit rester sous surveillance pendant 24h. En cas de signes de réaction allergique, appelez le 15. Notons que ces deux types de blessures peuvent être évitées en portant des chaussures adaptées au milieu aquatique.

Enfin, la méduse. La réaction en cas de contact est souvent bégnine. Mais, la physalie (galère portugaise en Atlantique) ou la velette (Méditerranée) provoquent des douleurs plus violentes. Le bon geste est de sortir de l’eau. Ces plaies cutanées sont rarement dangereuses. Le principal risque est la noyade pour cause de panique. Les tentacules libèrent des toxines. Il ne faut jamais rincer à l’eau douce, ni frotter. Calmement, rincez à l’eau de mer. Faîtes un emplâtre de sable humide sur la zone. Raclez doucement avec un objet plat (dos de couteau, carte plastique type bancaire, etc.). Si des symptômes persistent, consultez le médecin.

Sous la plage, d’autres dangers

Les coupures. Coquillages, débris de verre, morceaux de métal… Quelle que soit la profondeur de l’entaille, il faut immédiatement la nettoyer. Assurez-vous qu’aucun grain de sable ne s’y est introduit. Désinfectez et appliquez un pansement. Consulter le médecin est impératif si la plaie nécessite d’être suturée, si vous constatez une infection et si la couverture antitétanique n’est pas à jour. N’oubliez pas que l’eau de mer ralentit la cicatrisation.

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