Contre les typhoïdes, vaccination et hygiène

[25 janvier 2011 - 12h01] [mis à jour le 19 décembre 2013 à 14h42]

La dernière livraison du Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) fait état de 878 cas de fièvres typhoïdes et paratyphoïdes en France métropolitaine entre 2004 et 2009. Soit une incidence annuelle de 0,23 cas pour 100 000 habitants. Une incidence faible certes, et sans que jamais le dénouement ait été mortel. Pourtant, tous ces cas auraient pu être évités.

Plus de neuf fois sur dix (91% des cas), la fièvre typhoïde a été contractée à l’occasion d’un séjour en zone d’épidémie, principalement en Afrique et dans le sous-continent indien. Même si en 5 ans, aucun décès n’a été lié à une fièvre typhoïde ou paratyphoïde, l’hospitalisation des malades a été nécessaire dans 90% des cas.

Les mesures de précaution

La contamination se fait par l’ingestion d’eau ou d’aliments ayant subi une contamination fécale d’origine humaine. La prévention passe donc par l’amélioration des conditions d’hygiène dans les pays d’endémie, et par la vaccination. Les touristes doivent particulièrement se méfier de l’eau servie localement, et de tous les aliments crus… Il est en outre conseillé de ne boire que de l’eau en bouteille, décapsulée devant soi, de ne manger ni glaces ni glaçons (pas non plus dans les boissons) et d’éviter les fruits et légumes crus non épluchés.

De son côté, l’Institut Pasteur rappelle « qu’un vaccin anti-thyphoïdique (ne protégeant que contre le risque lié à Salmonella typhi), ne nécessitant qu’une seule injection, peut être administré aux voyageurs qui se rendent dans des régions à risque. L’effet protecteur dure 3 ans et le taux de protection en zone d’endémie est de 60%. » Rappelons que la fièvre typhoïde est une maladie à déclaration obligatoire. Elle doit donc être signalée à la DDASS.

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