Ce 20 novembre, Aurélien Taquet, secrétaire d’État en charge de la Protection de l’enfance a présenté le Plan gouvernemental pour protéger les enfants contre toutes les formes de violences.

En France, 72 enfants meurent chaque année de violences parentales. En clair, un tous les cinq jours. Par ailleurs 700 000 élèves sont victimes de harcèlement scolaire, et plus de la moitié d’entre eux subissent des actes de cyber-violence. Enfin, selon l’Unicef, un enfant sur cinq, soit près de 3 millions, vit sous le seuil de pauvreté en France…

C’est pour en finir avec ces violences qu’Aurélien Taquet, secrétaire d’État en charge de la Protection de l’enfance a présenté un plan ce 20 novembre. Une date qui n’a pas été choisie au hasard puisqu’elle correspond à la Journée internationale des droits de l’enfant et que la Convention internationale des droits de l’enfant fête ses 30 ansAu sommaire, 22 mesures pour notamment « libérer la parole » des enfants.

Renforcement du 119

Dans le but de libérer cette parole et d’améliorer les signalements, le 119, numéro d’aide à l’enfance, sera renforcé. Ainsi, les effectifs d’écoutants seront augmentés de 20%. Par ailleurs, un tchat en ligne devrait être créé. Et d’ici 2022, chaque région devrait bénéficier d’équipes référentes en pédiatrie pour améliorer le repérage et la prise en charge des enfants victimes.

Mieux accompagner

D’ici 2 ans, 5 nouveaux centres régionaux spécialisés dans la prise en charge du psycho-traumatisme devraient être crées. Soit une augmentation de 50%. Chaque victime devrait suivre une évaluation de son traumatisme, fut-il psychologique et/ou physique afin de lui prescrire le parcours de soins le plus adapté.

Protéger au quotidien

Parce que les violences ne se limitent pas à une sphère en particulier, l’un des volets du projet vise à protéger les enfants en tout lieu. Cela passera par le renforcement de la répression contre les auteurs condamnés pour des faits « de consultation habituelle, acquisition ou détention d’images, pédopornographiques ». Ou encore par le contrôle systématique des antécédents judiciaires des professionnels exerçant auprès des enfants…

Prévenir le passage à l’acte

Enfin, l’une des actions les plus marquantes (par son aspect tabou) est la mise en place d’un numéro unique d’écoute et d’orientation… à destination des personnes attirées sexuellement par les enfants. En Allemagne, où ce type de dispositif existe, en 2018, « 10 500 contacts téléphoniques ont été recensés et ont donné lieu à 3 700 évaluations et 1 780 offres de thérapie ».

A noter : Parallèlement à ces propositions, la plateforme citoyenne Make.org annonce le lancement, en mars 2020, de la Grande Cause « Comment protéger les enfants contre toutes les formes de violences ? ». Une consultation nationale qui a pour objectif de faire émerger des solutions. Pour en savoir plus, rendez-vous sur Make.org.

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