Depuis plusieurs années, des travaux mettent en avant l’effet protecteur de certains antioxydants (vitamine E et sélénium) contre la maladie d’Alzheimer. Mais selon des chercheurs américains, cet effet préventif serait largement surévalué.

Pour beaucoup, la vitamine E et le sélénium aideraient à prévenir la maladie d’Alzheimer grâce à leur action contre le stress oxydatif. Lequel contribuerait à l’apparition de troubles dégénératifs.

Pour en avoir le cœur net, des scientifiques de l’Université du Kentucky ont suivi 3 786 hommes âgés qui, répartis en 4 groupes, ont régulièrement (durant 5 ans) pris soit de la vitamine E, soit du sélénium, soit les 2, soit un placebo. Au cours de l’étude, 325 cas de démence ont été répertoriés. Problème, l’incidence de la maladie ne s’est pas avérée statistiquement plus faible dans l’un des 4 groupes.

« Ces antioxydants ne peuvent donc pas être présentés comme des agents préventifs », lancent les auteurs. Lesquels admettent néanmoins que leur travail présente certaines limites, comme le fait que seuls des hommes aient été inclus, ou encore le peu de temps qu’a duré la supplémentation… Affaire à suivre en somme.

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