Le vieillissement est souvent marqué par une fonte musculaire. Ce qui altère grandement la qualité de vie. Il est désormais connu qu’avec l’âge, des apports suffisants en protéines peuvent aider à maintenir la masse musculaire. Si des travaux ont déjà montré qu’une consommation à chaque repas était nécessaire, une étude néerlandaise insiste sur le fait qu’une absorption avant de dormir permettrait une meilleure synthèse protéique durant la nuit.

Le vieillissement s’accompagne d’une diminution progressive de la masse musculaire appelée sarcopénie. « Elle limite l’autonomie des personnes âgées et les fragilise contre les agressions extérieures », explique l’Institut national de recherche agronomique (Inra). « Ceci a pour effet de prolonger les périodes de convalescence, d’augmenter les coûts d’hospitalisation et d’augmenter la dépendance des individus vieillissants. »

Un des mécanismes responsables de cette fonte musculaire est la perte d’efficacité de la prise alimentaire. En fait, une diminution de la sensibilité du muscle squelettique aux acides aminés (qui composent les protéines) permet d’expliquer ce phénomène.

Ainsi pour pallier cette perte, l’Inra recommande de « maintenir l’apport protéique chez la personne âgée. De favoriser l’ingestion des protéines à digestion rapide. Parmi celles-ci figurent les protéines solubles du lait. Ou encore de modifier la répartition de cet apport au cours de la journée ».

40g avant de dormir

La répartition justement, parlons-en. Des chercheurs canadiens ont récemment affirmé que la consommation de protéines devait être répartie de façon égale entre les trois repas pour plus de masse et de force musculaire. Des scientifiques néerlandais émettent une autre idée complémentaire.

En étudiant l’alimentation d’un groupe d’hommes âgés en moyenne de 72 ans, ces scientifiques de l’Université de Maastricht ont remarqué que des protéines consommées avant d’aller dormir sont correctement digérées et absorbées tout au long de la nuit. En fait, 40 grammes avant le coucher augmenteraient plus encore la quantité d’acides aminés dans le sang et entraîneraient l’activation de la synthèse des protéines du muscle.

Pour les auteurs, « ces résultats fournissent une base scientifique pour une nouvelle stratégie nutritionnelle en vue de préserver la masse musculaire de la population vieillissante. »

Partager cet article