COP21 : ces villes qui se mettent en selle

[07 décembre 2015 - 09h24]

Un rétropédalage décevant en pleine COP21… Un amendement gouvernemental est venu plafonner l’indemnité kilométrique vélo. A l’origine, cette mesure introduite dans la loi sur la transition écologique, était destinée à inciter les salariés à se rendre au travail à bicyclette. Dommage… Car même si la situation est encore loin d’être idyllique, de nombreuses collectivités mettent en œuvre des actions pour augmenter l’usage du vélo au quotidien.  

Les spécialistes parlent de « vélorution », pour illustrer la façon dont le vélo est en train de faire évoluer la ville : la rendre plus apaisée, plus économe en émissions de CO2. Comme l’explique le Club des villes et des territoires cyclables, « des études ont montré que si tous les Européens pratiquaient autant le vélo que les Danois, l’Union européenne pourrait atteindre un quart de son objectif pour une réduction de ses émissions de CO2 dans le secteur des transports ».

Le Danemark est souvent cité en exemple et pour cause : 45% des habitants de Copenhague utilisent leur bicyclette pour leurs déplacements quotidiens. A Aarhus, c’est encore 25%. En France ? Nantes vient de passer de 2% en 2008 à 4,5%, Bordeaux affiche 8% et vise les 15% d’ici 2020, un cap inscrit dans la Charte de Bruxelles de 2009. Le meilleur représentant est Strasbourg où la ville conduit une politique cyclable depuis près de 25 ans. Résultat : 580km de pistes cyclables et une proportion d’usagers qui utilisent chaque jour leur vélo de 15% dans le centre-ville et de 9% sur l’ensemble de l’agglomération.

A noter qu’il existe un texte qui impose aux collectivités territoriales de mettre en place des aménagements destinés aux vélos, lorsqu’elles effectuent des travaux sur la voirie. Il s’agit de l’article 20 de la loi sur l’air et sur l’utilisation rationnelle de l’énergie (LAURE). Ce texte est toutefois très peu appliqué. Et lorsqu’il l’est, c’est souvent sous la pression des associations. Même si une progression est perceptible : en 2013, 26% de la voirie était aménagé contre 21% en 2011.

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