Virus, bactéries, parasites… Depuis plusieurs années, la conchyliculture, c’est-à-dire l’élevage de coquillages comestibles, souffre de taux de mortalité importants. Et les coquillages sauvages, eux aussi sont touchés. Dans ce contexte, l’Ifremer lance le projet européen VIVALDI sur 4 ans. Objectif, comprendre ce phénomène et y remédier.

Depuis 2008, des mortalités anormalement élevées touchent les naissains (coquillages de moins d’un an) d’huîtres creuses Crassostrea gigas dans plusieurs pays européens. Résultat, des destructions d’élevages et des interdictions de ramassages sur les côtes européennes.

Souvent, le responsable est le virus Ostreid Herpes virus type 1 (OsHV-1), l’herpès de l’huître. Mais pas seulement ! « Depuis 2012, la bactérie Vibrio aestuarianus induit des mortalités chez les stades adultes d’huîtres creuses », indique l’Ifremer. Par ailleurs, un parasite appelé Marteilia cochillia a récemment été décrit comme la cause de l’effondrement des gisements de coques Cerastoderma edule dans les rias galiciennes.

Des microbes divers

Outre le virus OsHV-1 et la bactérie Vibrio aestuarianus, les chercheurs associés vont étudier plusieurs espèces de parasites protozoaires qui attaquent l’huître plate, certaines espèces de moules, la coque ou la palourde. « Tous ces organismes pathogènes ont été associés à des événements de mortalité de coquillage », indique Isabelle Arzul. Mais « la cinétique de leur développement, leur tropisme (les organes/cellules cibles) et les voies de transmission ne sont pas les mêmes. »

Le projet européen VIVALDI (2016-2020) vise à « augmenter la durabilité et la compétitivité du secteur conchylicole européen », précise l’Ifremer. Pour cela, les chercheurs vont se pencher sur divers aspects de ces phénomènes : la biologie des coquillages eux-mêmes, leur environnement, les pathogènes…

Objectif, « prévenir et contrôler les maladies affectant les mollusques marins en développant des outils de prévention et de traitement ».

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