Parabènes, phtalates ou phénols… Selon des chercheurs de l’Université de Californie, à Berkeley, les filles exposées in utero à ces produits chimiques retrouvés couramment dans les dentifrices, le maquillage ou encore le savon risqueraient une puberté précoce.

En suivant 338 enfants avant leur naissance et jusqu’à leur adolescence, des scientifiques américains ont cherché à savoir comment certaines expositions environnementales précoces pouvaient affecter le développement des enfants. L’équipe a donc mesuré les concentrations de parabènes, de phtalates et de phénols (des produits chimiques retrouvés dans certains cosmétiques) dans des échantillons d’urine prélevés chez la mère pendant la grossesse.  Puis chez l’enfant à 9 ans. Ils ont ensuite suivi la croissance des enfants – 159 garçons et 179 filles – durant leur puberté.

Premier résultat, plus de 90%  des échantillons d’urine (chez la mère et l’enfant) présentaient des concentrations détectables des trois classes de produits chimiques. Autre constat, « chaque fois que les concentrations de produits chimiques doublaient dans l’urine de la mère, la puberté apparaissaient un mois plus tôt chez les jeunes filles. » Un résultat qui n’a pas été retrouvé chez les garçons.

A noter : la puberté est considérée comme précoce par le développement des seins avant l’âge de huit ans.

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