Seuls 12% des Français sont capables d’expliquer ce qu’est une kératose actinique, autrement appelée solaire. Cette pathologie dermatologique encore trop ignorée mérite pourtant toute notre attention. Elle ne cesse de progresser et signifie que notre capital solaire est largement entamé. En clair, elle est un véritable signal d’alarme qui doit être pris très au sérieux. Explications.

Lésion cutanée liée à l’exposition solaire, la kératose solaire ne fait pas beaucoup parler d’elle. Pourtant dans certains cas et sans prise en charge, elle risque de se transformer en cancer cutané. D’où l’importance de mieux connaître les facteurs de risques de cette maladie dermatologique, mais aussi ses caractéristiques afin de la dépister et de la traiter précocement.

Qu’est-ce que la kératose solaire ?

Ces lésions se manifestent par de petites taches brunes ou jaunes sur fond rougeâtre, de moins d’un centimètre de diamètre et rugueuses au toucher. Elles siègent sur les parties exposées au rayonnement solaire : le visage, le crâne, les avant-bras, le dos des mains.

Quelles sont les populations à risque ?

Fréquente, la kératose solaire survient en général à partir de 50 ans. Autrement appelée kératose actinique, elle concerne en premier lieu les personnes ayant la peau claire qui tout au long de leur vie ont été exposés de manière trop importante au soleil. C’est pourquoi, au-delà du phototype, des populations sont particulièrement à risque. C’est le cas des salariés en bâtiment, des marins-pêcheurs, des agriculteurs. En clair toutes les activités professionnelles extérieures. Les personnes pratiquant un sport de plein air, comme les golfeurs, les randonneurs, les adeptes de la voile ou encore du surf sont également exposés. Sans oublier bien entendu les adeptes –bien trop nombreux – des cabines de bronzage.

Comment évolue les kératoses solaires?

Avec le temps, les lésions peuvent s’épaissir. Mais surtout, comme l’indique le Syndicat national des dermatologues et vénérologues (SNDV) « les kératoses actiniques sont des lésions précancéreuses, pour certaines de véritables petits cancers débutants ». Il poursuit en expliquant qu’elles « prédisposent à la survenue du cancer cutané qui s’appelle le carcinome épidermoïde. »

Cette maladie signifie que le capital solaire est largement entamé, elle survient sur une peau endommagée par les multiples expositions solaires. C’est pourquoi il faut la prendre au sérieux et se faire dépister. Il existe des traitements d’autant plus efficaces dès lors qu’ils sont administrés dans les premiers stades de la kératose. Parlez-en à votre dermatologue.

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