Courir dans la boue, c’est tendance !

[09 février 2015 - 12h20] [mis à jour le 09 février 2015 à 12h21]

Depuis quelques années, de drôles de courses à pied apparaissent en France : elles se déroulent bien souvent dans des camps militaires où les participants sont invités à ramper dans la boue et à escalader des obstacles. Les parcours sont très exigeants sur le plan physique. Et les concurrents – toujours plus nombreux – adorent ça…

Le concept serait né en Grande-Bretagne, précisément à Wolverhampton où se déroule depuis 1987, la Tough Guy, une expression que l’on pourrait traduire par « dur à cuire ». La dernière édition a d’ailleurs eu lieu le 1er février dernier.

Près de 11 000 participants s’y sont massés. Le programme n’avait pourtant rien de bien réjouissant, si ce n’est un parcours dans de l’eau gelée, de la boue avec des franchissements de… feu et de barbelés parfois électrifiés ! Plus de 200 obstacles pour les « grands ». Bien moins quand même pour la version pour… les enfants : le Tough Guy kids!

Le phénomène a mis du temps à traverser la Manche. En France, l’une des premières course à se rapprocher du Tough Guy a été la Frappadingue dont la première édition a eu lieu en 2010. Mais depuis 2 ans, les courses de ce style se multiplient. Cette année, 7 courses sont au programme en France, à partir du 19 avril prochain. Le site Internet annonce la couleur avec des slogans du style : « voyage au bout (ou ‘boue’) de l’enfer. Et le pire c’est qu’on aime ça… ».

Sur un camp d’entraînement du GIGN

Illustration avec le Mud Day (‘le jour de la boue’ ou ‘une journée dans la boue’…), organisé par un poids lourd de l’événementiel sportif en France, Amaury Sport Organisation (ASO). La première a eu lieu en septembre 2013 sur le camp militaire de Frileuse à Beynes (Yvelines), qui n’est autre qu’un terrain d’entraînement du GIGN (Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale). Près de 13 000 coureurs y avaient participé sur les 13 km. « Surmonter ses peurs, pousser son corps dans ses retranchements et s’éclater, tels sont les leitmotive de cette épreuve », expliquait alors ASO.

Il n’en reste pas moins que ces épreuves sont très difficiles sur le plan physique. Elles restent réservées aux coureurs à pied et autres sportifs confirmés. Autrement dit « ceux qui pensent que courir n’est pas suffisant », comme le précise ASO. Et ils sont, semble-t-il, très nombreux…

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