Selon une vaste étude réalisée en Suède, les troubles dépressifs pourraient exposer à la survenue de la maladie de Parkinson. Selon les auteurs, plus la dépression est sévère plus le risque de développer cette maladie neurodégénérative s’accroît.

L’équipe du Pr Peter Nordström de l’Université d’Umea, en Suède, a travaillé à partir d’une cohorte portant sur près de 600 000 personnes de plus de 50 ans. Parmi cet échantillon, 140 000 patients se sont vus diagnostiquer une dépression, entre 1987 et 2012. L’ensemble de la cohorte a fait l’objet d’un suivi s’étalant sur 27 ans.

Au cours de cette période, les scientifiques ont pu mettre en évidence que le risque de développer la maladie de Parkinson était multiplié par 3,2 dans le groupe dépression. Ils ont également observé que plus les troubles dépressifs étaient sévères, plus la probabilité de développer cette affection neurodégénérative était importante. Ce lien était encore plus prononcé parmi les patients hospitalisés pour leur dépression.

Selon les auteurs, l’association entre ces deux maladies a été retrouvée en prenant en compte d’autres facteurs de risque comme la consommation de drogues, l’abus de boissons alcoolisées, un traumatisme crânien ou encore un AVC. D’autres études avaient déjà établi ce lien.

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