Les députés veulent améliorer le sort des prématurés

[20 février 2017 - 11h46] [mis à jour le 20 février 2017 à 11h47]

Un groupe composé de 52 députés, en association avec l’Association SOS Préma & bébés hospitalisés vient de rendre ses conclusions sur la prise en charge de la prématurité. De la prévention, au suivi des enfants en passant par les soins, les propositions sont le résultat d’une vingtaine d’auditions et de deux tables rondes.

En France, plus de 65 000 nouveau-nés voient le jour prématurément chaque année. Au total, 2 000 décès sont enregistrés après une naissance prématurée. Des chiffres qui n’évoluent guère. C’est pourquoi l’Association SOS Préma & bébés hospitalisés a eu l’idée de créer un groupe de 52 députés de toutes tendances  afin d’améliorer les inégalités territoriales en terme de prise en charge.

Les députés ont choisi de travailler autour de trois axes : la prévention, les soins et le suivi. Ils estiment ainsi nécessaire de renforcer la prévention par rapport aux facteurs de risque, comme le tabac, l’alcool, le diabète gestationnel… Ils recommandent également la mise en place d’un entretien médical précoce obligatoire portant justement sur ces facteurs de risque.

Lutter contre les inégalités territoriales

Du côté des soins, la principale proposition consiste à favoriser la création de « maisons des parents » sur les sites ou à proximité des hôpitaux. Pour eux, il faut impérativement éviter toute séparation entre les parents et le nouveau-né et encourager les soins de développement de manière individualisée. Par ailleurs, la formation des infirmières doit être renforcée.

Le dernier axe concerne donc le suivi, avec une emphase sur la lutte contre les inégalités départementales. Et plus précisément celles concernant l’accès à l’allocation journalière de présence parentale. Enfin les députés proposent de s’assurer que le suivi des enfants puisse durer jusqu’à leur 7 ans et ceci sur tout le territoire.

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