Dermocorticoïdes : qu’est-ce que le syndrome de la peau rouge ?

18 janvier 2023

Votre peau devient soudain rouge avec des boutons et vous brûle ? Si vous avez utilisé des dermocorticoïdes récemment, il s’agit peut-être du syndrome de la peau rouge.

peau rouge

Le syndrome de la peau rouge est associé à l’usage de dermocorticoïdes. Ces médicaments à appliquer sur la peau sont indiqués dans « les dermatoses inflammatoires tels la dermatite atopique, l’eczéma de contact allergique, la dyshidrose, le prurigo nodulaire, le psoriasis, le lupus cutané, le lichen plan ou la pemphigoïde bulleuse par exemple », note la Revue médicale suisse.

Toutefois, comme tout médicament, ils exposent à des effets indésirables. En particulier lorsqu’ils ne sont pas utilisés correctement. Dans le cas de ces crèmes, la conséquence peut donc être ce syndrome de la peau rouge, aussi appelé par les anglo-saxon « syndrome de sevrage aux stéroïdes topiques ». Il est lié à une utilisation anormale des dermocorticoïdes de façon abusive ou inappropriée et se manifeste par des symptômes cutanés. Le principal étant la rougeur soudaine de la peau – généralement du visage -, associé à des boutons de type acné, des sensations de brûlures, des picotements, des démangeaisons, des gonflements, une peau sèche et/ou qui pèle et des bouffées de chaleur au visage.

Pas de consensus scientifique

L’existence de ce syndrome « ne fait pas encore consensus dans la communauté scientifique », indique la Pierre Fabre Eczema Foundation. Laquelle rappelle que « les dermocorticoïdes sont globalement bien tolérés quand les indications de traitement sont respectées, que ce soit pour l’eczéma, le psoriasis, ou d’autres maladies bulleuses ».

Pour autant, si vous présentez ces symptômes, consultez avant tout un dermatologue car « il ne faudrait pas le confondre avec une poussée d’eczéma, une allergie de contact, ou même une infection cutanée (une des complications de l’eczéma) », rappelle la Fondation. Et « s’il s’agit bien d’une éruption arrivée après l’arrêt d’un traitement prolongé à la crème à la cortisone, le médecin indiquera probablement un traitement alternatif aux dermocorticoïdes et pourra recommander des compresses humidifiées d’eau fraîche, qui calment l’inflammation, ainsi qu’un éventuel soutien psychologique. »

  • Source : Pierre Fabre Eczema Foundation - www.itsan.org

  • Ecrit par : Dominique Salomon - Edité par : Emmanuel Ducreuzet

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