L’Association française de pédiatrie ambulatoire (AFPA) alerte sur l’importance d’un diagnostic précoce des troubles de l’apprentissage chez les enfants. Sans surprise, ses membres plaident pour que les plus petits soient orientés vers le bon spécialiste, à savoir le pédiatre. 

« Dans une classe, en moyenne, 2 à 4 élèves, ont besoin d’un suivi pour un trouble spécifique de langage ou d’apprentissage », indique l’AFPA. « Aujourd’hui, trop d’enfants sont orientés directement vers des rééducateurs (orthophonistes, psychomotriciens, orthoptistes…), vers des psychologues ou des structures de soins, sans une évaluation médicale préalable ». Or pour l’AFPA, il est essentiel qu’ils puissent avant tout consulter un pédiatre. Objectif « confirmer le trouble repéré, préciser le diagnostic, définir les besoins de rééducation et rédiger la prescription nécessaire à la prise en charge ».

Rappelons que le pédiatre a pour mission de permettre aux enfants de franchir le mieux possible les différentes étapes de son développement. C’est notamment le but des consultations systématiques de suivi : chaque mois de 1 à 6 mois, puis à 9, 12, 16, 20 et 24 mois. Jusqu’à 4 ans, deux visites sont recommandées puis une fois par an jusqu’à l’adolescence.

A chaque âge clef, le pédiatre pratique différents tests sensoriels, du langage et de la communication, de la motricité et évalue le bien-être psychique, relationnel et environnemental. Il pourra ainsi être en mesure de dépister au plus tôt des troubles du langage et/ou de l’apprentissage. Du côté de la prise en charge, il existe en France des centres de référence de troubles de langage et d’apprentissage (CRTLA). Pour davantage d’informations sur la localisation de ces centres, consultez le site de l’INPES.

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