Diabète : des risques en voiture ?

[13 novembre 2015 - 09h49] [mis à jour le 13 novembre 2015 à 09h54]

Les patients diabétiques sont nombreux à prendre le volant. Pourtant, de potentielles altérations de la vision ou chutes d’hypoglycémie diminuent les capacités d’attention. Comment alors renforcer la sécurité en voiture ? « En incitant les patients et les médecins traitants à échanger sur le sujet », explique Christophe Ramond de l’Association Prévention Routière, à l’occasion de la Journée mondiale du diabète organisée ce 14 novembre.

Dévoilée pour la Journée mondiale du diabète, l’étude BVA « santé et conduite » a été menée auprès de 1 000 conducteurs, dont 236 patients diabétiques. Résultat, la plupart des conducteurs diabétiques ont plus de 50 ans. Les 2/3 sont des hommes. Et « un tiers des patients interrogés déclare ne pas pouvoir se passer de leur voiture au quotidien ».

Diabétique ou non, chacun des conducteurs a précisé les symptômes couramment éprouvés au volant : une somnolence, des difficultés de concentration, des troubles de la vision, ou encore une altération de l’appréciation des distances, des palpitations, des tremblements et engourdissements. Résultat, deux tiers des sondés non malades ont ressenti au moins l’un de ces effets dans les deux dernières années. Contre trois quarts chez les diabétiques. Par ailleurs, 27% des diabétiques ont déjà été victimes d’une crise d’hypoglycémie au volant.

Quelle conscience des risques encourus ? La moitié des diabétiques interrogés déclare un état de santé moyen ou mauvais. Mais 80% s’estiment capables de conduire. Preuve que la prise de conscience des risques au volant est encore insuffisante. Au total, 43% d’entre eux n’ont jamais abordé le sujet avec un professionnel de santé, ni même avec leur entourage. Enfin la même proportion se dit mal informée des effets secondaires des médicaments en voiture. D’où l’intérêt de renforcer la prévention. « En cas de doute, les patients ne doivent pas hésiter à solliciter leur médecin. Et inversement les praticiens et les pharmaciens devraient aborder plus fréquemment le sujet avec leur patient diabétique, même si celui-ci n’a fait part d’aucune gêne au volant ».

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