De la collecte auprès du donneur jusqu’à la transfusion du receveur, le don du sang comprend plusieurs étapes. Voici 5 chiffres à retenir sur le bilan 2018, récemment publié par l’ANSM.

L’agence nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) vient de publier le seizième bilan annuel des «  données nationales d’hémovigilance relatives à l’ensemble de la chaîne transfusionnelle, de la collecte de sang au suivi des receveurs  ». Pour 2018  :

1 616 499 donneurs de sang ont été répertoriés ;

2 906 882 prélèvements ont été effectués en 2018 ;

519 176 patients ont pu être transfusés ;

3 147 incidents graves de la chaîne transfusionnelle sont survenus, surtout en lien avec « des excès de volume de prélèvement sans effet indésirable chez le donneur ».

20 936 déclarations d’effets indésirables ont été rapportées. Un chiffre en légère hausse comparé à 2017. Parmi eux, 9 272 effets indésirables sont survenus auprès des receveurs. « Il s’agit essentiellement (…) d’allergies et d’œdèmes pulmonaires de surcharge. »

Auprès des donneurs, 6 655 incidents graves ont été enregistrés, en grande majorité liés à « des malaises vagaux, des hématomes et des ponctions artérielles ».

A noter : en cas de risque infectieux chez un donneur de sang, la personne ne peut pas donner son sang, de façon temporaire ou définitive selon l’infection diagnostiquée. Si les échantillons sont déjà prélevés alors ils seront détruits. Et si la transfusion a déjà eu lieu, alors « les prescripteurs des receveurs sont prévenus, afin de mettre en place un suivi rapproché du patient », détaille l’ANSM.

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